Voyager avec un bébé en Amérique Latine : notre expérience en Équateur
Voyager avec un bébé, ça fait peur… jusqu’à ce qu’on le fasse.
On imagine les imprévus, la fatigue, la logistique. Et puis en réalité, on découvre autre chose : un rythme plus lent, plus conscient, plus vivant.
Nous sommes partis en Équateur, en Amérique Latine, avec notre bébé et voici tout ce qui nous a vraiment servi. Pas la théorie. Le vécu.
L’essentiel pour dormir sereinement
On a choisi le lit parapluie Babymoov. Moins de 5 kg, facile à plier, maille bien aérée (indispensable sous climat chaud), et ouverture sur le côté.
On l’a utilisé à la maison avant de partir pour que bébé s’y sente déjà en terrain connu. Ça change tout.
On a aussi ajouté :
Une moustiquaire à poser sur le lit
Une lampe frontale rouge + lampe torche rouge
La lumière rouge est précieuse le soir : elle ne perturbe pas le rythme circadien. Quand on se lève la nuit, ça évite de réveiller tout le monde.
Soleil : notre approche simple et progressive
On a téléchargé une application pour vérifier l’indice UV en temps réel. Dès UV 3, on privilégie l’ombre et les vêtements. La crème solaire vient en dernier recours.
Notre priorité :
Vêtements couvrants en matières naturelles
Chapeau large bord
Lunettes si besoin
Crème solaire sans parfum, aux ingrédients naturels
On évite le polyester. La peau d’un bébé doit respirer.
On a trouvé des vêtements anti-UV chez Cloby, une marque des Pays-Bas que j’adore. Coton biologique + viscose de bambou, protection UPF 50+ grâce au tissage, pas via un traitement chimique. La protection ne disparaît pas au lavage. Et surtout : c’est doux, respirant, parfait sous la chaleur.
Côté alimentation (quand bébé est diversifié), on mise sur les antioxydants naturels : mangue, papaye… La protection passe aussi par l’intérieur.
Moustiques : anticiper sans surcharger
En Équateur, les moustiques sont présents, surtout en fin de journée.
On utilise :
Un répulsif textile pour les vêtements
Des habits légers manches longues le soir
Des chaussettes fines en coton
Nous avons des moustiquaires à la maison
Et en cas de piqûre : Z-Trauma.
On privilégie toujours des formules simples, naturelles, sans parfum synthétique.
Notre petite pharmacie minimaliste
Rien d’excessif, mais de quoi gérer l’essentiel :
Stérimar + mouche-bébé manuel
BioGaia (probiotiques)
Vitamine D Nateos
Domila pour les poussées dentaires
Solution de réhydratation
Z-Trauma
Thermomètre
Le but n’est pas d’avoir une valise pharmacie, mais d’éviter de chercher dans l’urgence.
L’eau et l’alimentation sur place
À la maison, on filtre avec une Berkey.
Dans beaucoup d’Airbnb, on trouve des bonbonnes de 20L d’« agua purificada ». Pour les déplacements, on a aussi une gourde filtrante Oko.
Pour bébé, j’ai toujours une petite gourde inox Béaba.
Côté repas :
Les pancakes maison pour bébé (banane, œuf, farine de banane plantain), ils doivent être fondants pour bébé.
Pas besoin de couverts.
Pas de miettes partout.
Faciles à donner.
Au restaurant, quand il n’y a rien de brut ou adapté, c’est la solution.
Les noyaux de mangue ont été géniaux pour soulager les gencives pendant les poussées dentaires.
Déplacements : oublier la poussette
À Ayampe (et dans beaucoup d’endroits en Amérique Latine), les trottoirs sont inexistants. Les chemins sont en terre ou en sable.
La poussette ? Inutile.
On utilise un porte-bébé Tula Free-to-Grow en coton/lin : respirant, solide, confortable même sous la chaleur.
Au quotidien, pas de siège auto dans les taxis locaux pas réaliste ici. Je garde bébé en porte-bébé pour les trajets courts.
En revanche, pour le trajet de 2h30 depuis l’aéroport, on a réservé une compagnie privée avec siège auto. Pour un long trajet, c’est non négociable.
Petit point pratique : beaucoup de compagnies aériennes autorisent deux accessoires bébé gratuitement (souvent poussette + siège auto).
Les petits détails qui changent tout
Chaise haute nomade Hannie ultra pratique au restaurant (elle se fixe sur presque toutes les chaises et pèse à peine 1,8 kg).
Baignoire gonflable : légère, parfaite quand il n’y a pas de baignoire. Elle sert même de mini piscine pour rafraîchir bébé.
Copeaux de savon de Marseille pour faire notre lessive maison. Ici, les lessives sont souvent très parfumées et agressives. Les copeaux sont légers, solides, faciles à transporter. Le bicarbonate se trouve partout.
Et note mentale : toujours prévoir une paille en silicone pour les noix de coco fraîches… impossible d’en trouver sur place (pour éviter que bébé mâchouille du plastique et pour ne pas polluer).
Ce que j’ai appris
Voyager avec un bébé n’est pas plus compliqué. C’est différent.
On ralentit.
On observe davantage.
L’essentiel tient dans quelques objets bien choisis, une bonne dose d’adaptation… et beaucoup de souplesse.
Et finalement, ce voyage en Équateur nous a appris une chose : un bébé n’a pas besoin de confort sophistiqué. Il a besoin de proximité, de sécurité, de rythme.
Le reste, on l’invente au fil des jours.